Juillet et août 2026

Français

Chers amis,

Un des thèmes de notre campagne de prière « Que ton Règne vienne » était la prière sans réponse. Si certains styles de prière comme la contemplation, la prière-respiration, la prière en langue ou la lectio divina ne sont pas des pratiques habituelles pour tout le monde, les prières sans réponses sont bien connues par tous. Qui n’a pas déjà prié pour du soleil et s’est retrouvé dans un besoin urgent de parapluie ? Ou qui n’a pas prié pour que telle ou telle personne reçoive le Seigneur dans sa vie pour le/la voir se retirer de plus en plus de Lui sans raison apparente ? Ou encore qui a déjà prié pour une guérison et s’est vu contraint à continuer de prendre des médicaments ? Toutes nos prières n’auront pas une réponse de ce côté de l’éternité et je ne vais pas tenter de nous éclairer sur le pourquoi de cela[1].

 

La question qui me tient à cœur de vous poser est, qu’en faisons-nous, de ces prières sans réponse (apparente) ? Quelle en est la conséquence dans nos vies ? Serait-ce une déception ou fatigue grandissante face à la prière ? Une envie d’abandonner l’espoir, la foi, le Seigneur même ? Ou bien la recherche d’aide ailleurs – en nous ou du moins loin de Dieu ?

Dans le livre de Daniel, ses amis se trouvent dans une situation où il est très probable que leur prière (d’être sauvés de la fournaise ardente) ne sera pas exaucée. Et ils ont le courage de dire : « Notre Dieu, celui que nous servons, peut nous délivrer de la fournaise ardente, et il nous délivrera de ton pouvoir, roi. Et même s’il ne le faisait pas, sache, roi, que nous ne servirons pas tes dieux et que nous n’adorerons pas la statue en or que tu as dressée.»[2]

Prenons un bout de papier et écrivons notre plus grande prière actuelle. Réussissons-nous à ajouter à côté de cette prière les paroles suivantes ? « Le Seigneur fera cela, Il me donnera cela, Il interviendra…et même s’Il ne devait pas le faire, je n’abandonnerai pas la prière, la foi, l’espoir… Je ne l’abandonnerai pas ![3] »  Comment arriver à ce courage, à cette stabilité dans notre relation avec Dieu ? En faisant de Lui notre plus grand bien. Ainsi peu importe ce que nous aurons ou perdrons ou continuerons à attendre, nous l’aurons LUI, et en LUI tout ce dont nous avons besoin.

 

La campagne de prière est terminée mais l’apprentissage de ce que la prière est et apporte ne l’est jamais. Lors des prochains mois de juillet et d’août, où nous aurons moins d’activités au Poste et peut-être aussi dans notre quotidien, continuons de donner la priorité à la prière, restons en conversation avec le Seigneur, investissons dans notre relation avec lui. De cette manière nous nous retrouverons tous à « la rentrée » transformés, ressourcés, apaisés, rayonnants. C’est ma prière pour chacun de nous, persévérons et nous verrons les bénédictions du Seigneur.

 

Je vous souhaite un été marqué par la présence et les réponses de notre Seigneur. Soyez bénis !

Meilleures salutations,

Christine Tursi

Cap./responsable de l’Armée du Salut à Vevey

 

[1] Pete Greig en parle dans « Prier, tout simplement » et dans « Dieu en mode silencieux » – deux livres que je vous conseille.

[2] Daniel 3

[3] Jean 6 :67-68 « Jésus demanda alors aux douze disciples : « Voulez-vous partir, vous aussi ? » Simon Pierre lui répondit : « Seigneur, à qui irions-nous ? Tu as les paroles qui donnent la vie éternelle. »

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